Un allemand qui travaille mis à l’index par la CGT avec cette pseudo histoire « d’esclavage » derrière les étals de fraises (Source LCI)

Bas-Rhin – De l’esclavage derrière les étals de fraises ?

De l’esclavage derrière les étals de fraises ?
  • La CGT dénonce le cas de Roumaines et de Polonaises employées dans des conditions indignes et pour un salaire de misère. Une enquête est en cours.

  • Leur employeur, un Allemand de Freudenstadt, en Forêt-Noire, avait déjà été condamné pour des faits similaires. Mais il a fait appel et la procédure judiciaire est toujours en cours.

– le 29/05/2009 – 13h22

Un salaire très en-deçà du smic, un logement indigne : l’affaire suscite l’indignation de la CGT locale, l’inspection du travail est saisie, et selon la gendarmerie, une enquête a été ouverte. Au coeur de la controverse, le sort de travailleuses originaires de Roumanie et de Pologne, employées pour la récolte des fraises et des asperges à Brumath, dans le Bas-Rhin. Leur employeur est un Allemand de Freudenstadt, en Forêt-Noire, qui loue depuis plusieurs années une parcelle agricole en Alsace, pour proposer des produits défiant toute concurrence.

Selon la CGT du Bas-Rhin, qui dénonce des conditions "d’esclavagisme", ces femmes ne perçoivent qu’un salaire de quelques centimes d’euro le kilo alors que le smic horaire est de 8,71 euros. Logées sur un terrain vague boueux, clôturé de grillage, dans des préfabriqués Algéco "ressemblant à des cages avec des sanitaires", selon le syndicat, certaines d’entre elles ont été payées 6 euros pour 10 jours de présence.

"Cette situation inhumaine doit cesser"

"En visitant ce campement, nous avons eu la sensation de revenir à une autre époque ! Cette situation inhumaine faite à des femmes victimes de la misère par l’exploitation dans leur travail doit cesser immédiatement", souligne encore la CGT. Plusieurs dizaines de salariées qui étaient logées sur ce site ont été reconduites en Roumanie mercredi car elles refusaient "de vivre et travailler dans ces conditions inhumaines". Dans une lettre à l’inspection du travail, la CGT lui demande "de sanctionner avec fermeté l’employeur" pour le non-respect du code du travail, soulignant qu’elle compte se porter partie civile.

Le maire de Brumath, Etienne Wolff, condamne lui aussi ce type de pratique, rappelant que l’ancienne équipe municipale avait déjà attaqué l’employeur en justice. "On ne peut pas accepter ce genre de choses-là", assure Etienne Wolff. La précédente procédure judiciaire s’était d’ailleurs conclue par une condamnation. Mais l’employeur a depuis interjeté appel. L’affaire n’a donc pas fini son parcours judiciaire.

D’après agence

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