Le magazine l’Express nous fait de la pub : les amis de nos amis du centre Zahra sont nos amis (II)

Les amis très particuliers du centre Zahra

Par Boris Thiolay, publié le 26/02/2009 10:00 – mis à jour le 27/02/2009 15:59

 

L’Express a demandé au président du centre Zahra des précisions sur ses visiteurs et ses différentes activités. "En voyage à l’étranger et injoignable par téléphone", Yahia Gouasmi, 59 ans, de nationalité française, a répondu par mail. Dans le même temps, son argumentation, assortie de quelques formules d’intimidation, a été mise en ligne sur le site Web du centre chiite. Curieusement, alors qu’aucune question adressée ne comportait le mot "antisémitisme", Yahia Gouasmi recommande de "ne pas faire d’amalgame entre nos activités et une quelconque activité antisémite".

"Eradiquer toutes les formes de sionisme dans la nation"

Le leader du centre Zahra, par ailleurs président de la Fédération chiite de France, détaille ensuite les objectifs de son Parti Anti Sioniste (PAS). Créé en janvier, pendant l’offensive israélienne sur Gaza, ce groupuscule entend notamment "éradiquer toutes les formes de sionisme dans la nation", "libérer l’Etat, le gouvernement et les médias de la mainmise sioniste" et « redonner le pouvoir à la France et aux Français". Un programme inquiétant qu’il cherche à diffuser sur la voie publique. Les 17 et 24 janvier, une quarantaine de militants du centre Zahra et du PAS s’agrégeaient au cortège des deux grandes manifestations propalestiniennes, à Paris. Sur fond de slogans appelant au djihad, ils défilaient accompagnés de drapeaux du Hezbollah et de drapeaux israéliens marqués de croix gammées. Parmi les orateurs qui dénonçaient alors la "bête immonde du sionisme parisien et israélien" se trouvait un "théologien" du centre Zahra, un homme qui sait adapter son message en fonction de son auditoire.

En décembre 2008, il était invité à représenter le culte musulman lors d’une journée consacrée au dialogue entre les religions, organisée par un collège catholique de la région dunkerquoise. Ce jour-là, assis aux côtés d’un prêtre et d’un représentant de la communauté juive, il délivrait un discours apaisé devant des élèves de quatrième. Pour obtenir un brevet de respectabilité? Son intervention était filmée par le centre Zahra, afin d’être ensuite diffusée sur son site Internet. Le principal de ce collège réalise aujourd’hui qu’il a été piégé: "Ce double discours n’a rien à voir avec les valeurs de tolérance et de fraternité que nous inculquons à nos élèves."

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