Le PS se prédentialise à outrance mais c’est Nicolas Sarkozy qui répond le mieux aux couches populaires

L’éclatement du PS ce n’est plus qu’une question de jours, voire de quelques mois avec les conséquences que cela produira au sein de la social-démocratie française en pleine déroute. L’aile droite derrière Ségolène Royal, l’aile gauche en avant avec Martine Aubry, c’est cet affligeant spectacle qui est donné aux masses populaires par le PS au bord de la crise de larmes. Ce parti dit -socialiste- est plus marqué par la peoplisation de ses stars médiatiques du petit écran que des vrais problèmes de notre société libérale. Tandis que le peuple essaie de survivre dans des conditions qui empirent de jours en jours, pour les plus pauvres d’entre nous, ce sont des questions de personnes, liées à la prévalence de la présidentielle de …. 2012, qui ont occulté le débat de ces derniers jours. Le rôle de l’Etat, les régulations économiques, l’avenir des services publics, tous ces sujets n’ont pas trouvé d’écho auprès des caciques du PS offrant ainsi aux français effarés, le spectre d’un parti dévoré par une guerre fraticide et sans merci. Les invectives, accusations de fraude, poursuites judiciaires lancées les unes contre les autres par des responsables de ce parti ont enfin jeté le masque sur une organisation en bout de souffle dont il est clairement établi, maintenant, que la ligne de clivage est très claire sur les projets politiques de la France de demain. La présidentielle est dans 4 ans, c’est long, mais c’est court pour les aventuriers du PS sourds aux appels quotidiens de leur fonds de commerce : les aspirations des couches populaires et des couches moyennes. On a tendance à oublier que c’est Yoyo Jospin qui a inversé le calendrier électoral privilégiant la présidentielle suivie des législatives. Les consciences et les réflexes politiques ont été modifiés, l’objectif étant de gagner coûte que coûte avec une aspiration à l’unité derrière une probable candidate providentielle acclamée par les journaux de la presse people et ce, au détriment des idées lancées par des partis minoritaires. Le choc des ambitions personnelles et surtout présidentielles a éclipsé le débat de fond démontrant ainsi que la crise que traverse le PS est imputable au fossé qui le sépare des réalités sociales que le président Nicolas Sarkozy, a lui, bien entendues. La guerre étant déclarée au PS, certains militants commencent à déballer le "linge sale" en public contre leurs dirigeants. Ainsi, pouvait-on lire dans l’Huma (25/11/2008) que le PS est même devenu une "Ecurie pour 2012". Un militant socialiste s’alarmait de la construction marketing de la candidature de Ségolène Royal. "Ca ne m’intéresse pas", disait-il, rajoutant : "je préfère les réponses concrètes à la crise". Un autre militant de poser une question essentielle : "Que répondent les socialistes au désarroi des classes populaires et des classes moyennes ? Rien".Tout est dit dans cette question en réponse au parti du congrès des ors et du lucre bourgeois, de l’ambition personnelle et de la promotion de la campagne de Reims. Marc-Claude de Portebane

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