L’histoire de la fête foraine et des ballons jaunes

"Ah, la bonne étoile", s’écria la femme qui tenait aux bras ses deux enfants, aux yeux bleus. En effet, je passais devat une fête foraine et j’ai été intrigué par un stand de tir de ballons avec du plomb. La femme criait "Ah, la bonne étoile" car son mari gagnait bouteilles sur bouteilles de pétillant. L’homme, un grand costaud aux biceps d’antan, blond et aux yeux bleus tirait et gagnait. Il ne tirait que les ballons jaunes (trois). "Ah, la bonne étoile" criait la femme aux cheveux blonds comme les blés de nos campagnes. Vint le moment où il n’y eut plus de ballons jaunes, mais uniquement des ballons bleu, blanc et rouge. Patatras, notre homme, cette fois, perdit patience car il perdait tout le temps. Les ballons n’étaient pas crevés et les plombs devaient partir ailleurs. Où ? Je n »en sais rien, mais le patron du stand de tir de cette fête foraine était content, il allait enfin gagner des ronds. L’homme essaya 8 fois. Huit fois durant, il perdit. Comme je le regardais, il s’écria : "toi, tu n’as qu’à essayer", c’est bizarre. Je n’ai jamais aimé les armes à feu mais là, j’ai essayé. Pour moi, il y avait des ballons noir, blanc, rouge. Je n’en n’ai percé absolument aucun. C’est sans doute parce que mon regard devait être embué. Nous sommes allés avec le couple et leurs enfants blonds aux yeux bleu vers un autre stand de tir. Cette fois, il n’y avait que des ballons jaunes. "Ah, la bonne étoile" reprit la bonne femme. Pan ! Pan ! Pan ! Notre homme recommençait à gagner, à gagner, a gagner.

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