Ce qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste

Les prochaines semaines seront riches en évènement car le livre de l’historien Shlomo Sand risque de balayer les fondements de la pensée des sionistes. Bien sûr, on va nous dire que tout juif existe depuis qu’il a reçu la Torah dans le Sinaï et qu’il en est le descendant direct et exclusif et que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la "terre promise" où fut édifié le royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israêl. Et on sait parfaitement que les juifs ont connu l’exil à plusieurs reprises, du moins après la destruction du premier temple, au VI ème siècle avant J.-C, puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après Jésus Christ. S’ensuivit ensuite une errance de près de 2 000 ans : au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne ou en Pologne. "La définition essentialiste et ethnocentriste du judaîsme, alimente une ségrégation qui maintient à l’écart les juifs des non-juifs – arabes comme immigrants juifs ou travailleurs immigrés", souligne l’historien. Le bon temps se termine car des chercheurs analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits, et notamment les mythes de l’orgine commune chers aux chroniques du passé. "Les cauchemars identitaires feront place, demain, à d’autres rêves d’identité", conclut cet historien qui professe non pas chez nos amis musulmans mais en Israêl. Imaginez si cet historien avait été enseignant à la petite université de Vichy. Le tollé aurait été général.

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